Réduire notre production et consommation d’animaux aquatiques
Les pays développés, gros consommateurs de produits de la pêche et de l’aquaculture, sont nombreux à être importateurs nets de ces produits. C’est le cas de la France. On argue de ce déficit commercial pour soutenir que les politiques nationales doivent aider la pêche et favoriser le développement de l’aquaculture[1]. C’est une position aberrante. Le niveau de consommation de poisson du Français moyen ne peut pas être généralisé à chaque habitant de la planète, la terre n’y suffirait pas. De tels niveaux de consommation ne peuvent exister que pour une minorité de privilégiés, au détriment du reste des humains et du monde vivant dans son ensemble. En outre, toute politique favorisant la pêche ou la pisciculture a pour effet induit d’accroître la souffrance animale.
Pour ces raisons, il est nécessaire au contraire d’adopter des mesures permettant de réduire la production et la consommation d’animaux aquatiques, couplées à des politiques d’aide à la reconversion pour les travailleurs des filières amenées à décliner.
Au niveau individuel, les consommateurs de poisson peuvent se détourner de la pêche industrielle au profit des produits issus de la pêche artisanale, privilégier les poissons situés au bas de la chaîne alimentaire (sardines, anchois) plutôt que les poissons d’élevage nourris de ces « poissons-fourrage », et s’informer auprès d’associations écologiques afin d’éviter d’acheter des espèces surpêchées.
1. Le projet de loi de modernisation agricole 2010 de la France prévoit ainsi de favoriser le développement de l’aquaculture.






