Pêche et aquaculture
- Production mondiale des pêcheries
- Production mondiale de l’aquaculture
- Débouchés des produits de la pêche et de l’aquaculture
- Consommation de poisson par habitant dans le monde
- Consommation de poisson par habitant en France
Production mondiale des pêcheries
En 1950, la production mondiale des pêcheries était de 17,5 millions de tonnes. En 1995, elle atteignait 93,3 millions de tonnes, soit plus de 5 fois plus. Depuis cette date, les prises fluctuent autour de ce niveau, bien que les capacités de pêche ne cessent de croître.
Production des pêcheries en millions de tonnes[1]

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Production mondiale de l’aquaculture
Insignifiante en 1950, la production mondiale de l’aquaculture a connu une croissance vertigineuse, ininterrompue jusqu’à nos jours.
Production de l’aquaculture en millions de tonnes[2]

En 2006, l’aquaculture a fourni 76% de la production mondiale de poissons d’eau douce, 70% des crevettes et bouquets, 65% des mollusques et poissons diadromes, 42% des crustacés.
En 2006, 89,5% de la production mondiale aquacole (en tonnes) a été réalisée en Asie, dont 67% en Chine. La part de l’Europe dans la production mondiale est de 4,2% en quantité et de 9,1% en valeur.
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Débouchés des produits de la pêche et de l’aquaculture
La production aquacole est presque exclusivement destinée à l’alimentation humaine, tandis qu’une part non négligeable de la production des pêcheries, transformée en farines et huiles de poissons, va à d’autres usages.
En 2006, la production totale (pêche + aquaculture) s’est élevée à 143,6 millions de tonnes, dont 92 millions de tonnes pour la pêche et 51,6 millons de tonnes pour l’aquaculture (plantes aquatiques non comprises). Sur ce total, 110,4 millions de tonnes sont allés à l’alimentation humaine[3] (soit 77% de la production). Les farines de poisson et la majeure partie des huiles servent à l’alimentation animale. Les farines entrent dans la composition des aliments pour animaux d’élevage terrestres, principalement les porcs et les volailles. Elles sont également utilisées dans l’élevage aquacole pour alimenter les animaux carnivores tels que les saumons, crevettes et daurades. En 2007, 85% de la production d’huile de poissons a été utilisée par l’aquaculture, principalement pour l’alimentation des salmonidés[4].
L’aquaculture fournit aujourd’hui presque la moitié du poisson[5] utilisé pour l’alimentation humaine.
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Consommation de poisson[6] par habitant dans le monde
Approvisionnements totaux et par habitant en poissons de consommation par continent et par groupement économique en 2005[7]

PFRDV : Pays à faible revenu et à déficit vivrier
La consommation de poisson par habitant connaît de fortes disparités selon les régions du monde. C’est dans les pays développés qu’elle est la plus élevée (presque le double de la moyenne mondiale) ainsi qu’en Chine. Elle est basse dans les pays à faibles revenu et en Amérique du Sud.
Sur un demi-siècle, la croissance rapide de la consommation mondiale globale s’explique moins par la croissance démographique que par l’augmentation de la consommation individuelle. Ainsi, la consommation mondiale de poisson par habitant et par an est-elle passée de 9 kg en 1961 à 16,5 kg en 2003[8].
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Consommation de poisson par habitant en France
En France, la consommation annuelle de poisson[9] par habitant était de 35,2 kg en 2005 contre 18 kg en 1961[10]. Elle est restée à peu près stable au cours de la dernière décennie.
Disponibilités alimentaires de poisson par habitant en France (en kg par an)

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1. Source : statistiques en ligne de la FAO.
2. Source : statistiques en ligne de la FAO.
3. Source : FAO, La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, 2008, p.3.
4. Source : FAO, La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, 2008, p.63.
5. « Poisson » doit être compris au sens large « d’animaux aquatiques » : poissons, mollusques, crustacés.
6. « Poisson » au sens large « d’animaux aquatiques ». Comme pour la viande, il s’agit d’une consommation apparente qui surestime la consommation réelle puisqu’elle est calculée à partir du total des approvisionnements en équivalent poids vif à la sortie de l’eau, divisé par le nombre d’habitants. Néanmoins, la consommation apparente fournit une évaluation correcte de l’évolution de la consommation dans le temps et des différences de niveaux de consommation selon les régions du monde.
7. Source : FAO, La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, 2008, p.67.
8. Source : FAO, La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, 2006.
9. « Poisson » au sens large « d’animaux aquatiques ».
10.Source : FAOSTAT-Consommation, http://faostat.fao.org/site/610/default.aspx#ancor






