Production et consommation de viande, lait, oeufs
- Production mondiale de viande
- Consommation de viande par habitant dans le monde
- Production mondiale d’œufs et de lait
- Nombre d’animaux abattus
- Consommation de viande, œufs et laitages par habitant en France
Production mondiale de viande[1]
La production mondiale de viande a plus que quintuplé entre 1950 et 2000 et la croissance se poursuit depuis cette date à un rythme très soutenu.
Selon des projections de la FAO[2], la production de viande pourrait à nouveau doubler entre 2000 et 2050, de même que la production de lait.
Consommation de viande par habitant[3] dans le monde
En 2002, la consommation annuelle de viande par habitant atteignait 40 kg en moyenne dans le monde : 80 kg dans les pays développés et 30 kg dans les pays en développement. La progression de la consommation individuelle a été très forte au cours des dernières décennies, en particulier dans le groupe des pays en développement.
De nos jours, les niveaux de consommation les plus élevés se trouvent dans les pays développés et dans quelques grands pays producteurs d’Amérique latine (Argentine, Brésil). À l’autre extrême, la consommation de viande est basse dans les pays à faible revenu (8,8 kg par habitant et par an en 2002).
La croissance globale de la consommation dans le groupe des pays en développement cache des évolutions très contrastées. C’est le groupe des pays à revenu intermédiaire qui voit la consommation progresser nettement, tandis que dans les pays d’Afrique subsaharienne, la consommation est plus basse en 2002 qu’elle ne l’était dans les années 1960. L’augmentation de la consommation annuelle de viande par habitant est spectaculaire dans de grandes puissances émergentes.
Dans les pays développés, à partir des années 1980 ou 1990, les évolutions du niveau de la consommation de viande par habitant sont le plus souvent relativement faibles et, selon les cas, on observe une augmentation ou une diminution. Pour l’ensemble des pays développés, la consommation annuelle de viande par habitant qui était de 79 kg en 1992, baisse un peu les années suivantes pour remonter à 80 kg en 2002[4].
Production mondiale d’œufs et de lait[5]
Alors que la production de viande quadruplait entre 1961 et 2008, la production d’œufs connaissait une croissance encore plus forte, tandis que la production de lait doublait.
Nombre d’animaux abattus
L’augmentation de la production de viande, lait et oeufs s’accompagne d’une augmentation plus que proportionnelle du nombre d’animaux élevés et abattus en raison de la progression particulièrement forte de l’élevage de volailles, qui sont des animaux de petite taille.
En 2008, le nombre d’animaux abattus dans le monde pour la consommation alimentaire est estimé à 60 milliards[6]. En France, plus de 1,1 milliards d’animaux ont été abattus en 2008[7].
Consommation de viande, œufs et laitages par habitant en France[8]
« La France fait partie des pays européens dont les habitants consomment le plus de viande, beurre, fromage et œufs[9] ». La consommation annuelle de viande était de 96 kg par habitant en 2007.
La consommation de viande a connu une certaine diminution dans la dernière décennie. La demande de viande bovine est orientée à la baisse depuis les années 80 ; le même mouvement touche, plus faiblement et plus récemment, la viande de porc, tandis que la consommation de viande de volaille connaît une hausse quasi-ininterrompue. Si la consommation de lait et de beurre a baissé ces dernières années, celle de fromage se maintient, tandis que la consommation d’autres produits laitiers frais (yaourts aromatisés, crème fraîche, desserts lactés, fromages frais) augmente fortement.
1. Sources :
- pour l’année 1950 : Staff Writers, « Mankind Benefits from Eating less Meat », Terra Daily, 18 avril 2006.
- pour les années 1961 à 2008, statistiques consultables en ligne sur FAOSTAT.
2. Citées par Rajendra Pachauri dans « Less Meat, Less Heat ,», 30 août 2008.
3. Les chiffres de cette section sont tirés de l’annuaire statistique « Earth Trends » du World Resources Institute (les données fournies s’arrêtent à 2002).
Ces chiffres sont établis à partir de données en poids carcasse. Les quantités effectivement consommées sont donc inférieures de 30 à 40%, puisque les carcasses incluent des parties non consommées (os, tendons...). On utilise ces chiffres plutôt que ceux de la consommation effective, plus difficile à évaluer, car ce sont les seuls pour lesquels on dispose de données pour la plupart des pays du monde et sur de longues périodes. S’ils surestiment les quantités de viande ingérées, ils donnent une évaluation correcte de l’évolution de la consommation dans le temps, et permettent des comparaisons correctes des niveaux relatifs de consommation entre les pays.
4. Source : World Resources Institute, Earth Trends.
5. Source : statistiques consultables en ligne sur FAO-STAT.
6. Source : R. Pachauri, op. cit.
7. 1,114 milliard en 2008, en ajoutant les données fournies sur ces deux pages d’Agreste :
- http://agreste.maapar.lbn.fr/TableViewer/tableView.aspx?ReportId=7375
- http://agreste.maapar.lbn.fr/TableViewer/tableView.aspx?ReportId=7376
Ce total se répartit entre les bovins (environ 5 millions), porcins (environ 26 millions), caprins (environ 1,1 million), ovins (environ 7 millions) et volailles et lapins (plus d’un milliard).
8. Agreste, « GraphAgri 2009 », p. 79.
9. Agreste, « GraphAgri 2009 », p. 79.