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L'impact de la viande sur les humains, les animaux et l'environnement

Pêche et aquaculture

Production mondiale de la pêche et de l’aquaculture

En 1950, la production mondiale des pêcheries était de 17,5 millions de tonnes. En 1995, elle atteignait 93,3 millions de tonnes, soit plus de 5 fois plus. Depuis cette date, les prises fluctuent autour de ce niveau, en dépit de l'augmentation des capacités de pêche.

Insignifiante en 1950, la production mondiale de l’aquaculture a connu une croissance vertigineuse.
En 2012, l'aquaculture a produit 66 millions de tonnes d'animaux marins, soit 42% de la production mondiale (contre 25% en 2000). Cette production est composée de 44 millions de tonnes de poissons et de 22 millions de tonnes d'invertébrés (crustacés et mollusques principalement). Près de 600 espèces sont élevées (FAO, 2014b).

Évolution de la production mondiale depuis 1950

(FAO, 2014a, figure 1, p.3)

Débouchés des produits de la pêche et de l’aquaculture

La production aquacole est presque exclusivement destinée à l’alimentation humaine, tandis qu’une part non négligeable de la production des pêcheries, transformée en farines et huiles de poissons, a un usage dit "non alimentaire" (pour les humains) : principalement la fabrication d'aliments pour les poissons d'élevage (FAO, 2001).

Utilisation des prises

(FAO, 2014a)

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Consommation d'animaux marins dans le monde

Les volumes consommés sont donnés en équivalent poids vif, c'est-à-dire en volume de poissons pêché avant toute manipulation (étêtage, éviscération, etc). Les taux de conversion pour obtenir le poids de chair comestible à partir du poids vif varient d'une espèce à l'autre et d'un produit à l'autre.

Offre, totale et par habitant, d'animaux marins destinés à la consommation, par continent et par groupement économique, 2010 (FAO, 2014a, p. 73)

Consommation mondiale poisson

La consommation d'animaux marins par habitant connaît de fortes disparités selon les régions du monde. C’est dans les pays développés qu’elle est la plus élevée (presque le double de la moyenne mondiale) ainsi qu’en Chine. Elle est basse dans les pays à faibles revenu et en Amérique du Sud.
Sur un demi-siècle, la croissance rapide de la consommation mondiale globale s’explique moins par la croissance démographique que par l’augmentation de la consommation individuelle. Ainsi, la consommation mondiale d'animaux marins par habitant et par an est-elle passée de 9 kg en 1961 à 19 kg en 2012 (FAO, 2014a).

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Consommation d'animaux marins par habitant en France

En France, en 2014, la consommation annuelle de poissons par habitant (en équivalent poids vif) était de 23,6 kg, celle d'invertébrés aquatiques (mollusques, crustacés et céphalopodes) de 9,9 kg, soit un total de 33,5 kg par habitant (FranceAgriMer, 2015), contre 18 kg en 1961. Elle est restée à relativement stable depuis 20 ans.

Disponibilités alimentaires de poisson par habitant en France (en kg par an)


1961 1970 1980 1990 2000 2010 2011 2012 2013 2014
18,0 20,7 24,8 31,6 31,0 35,6 36,5 33,3 34,3 33,5


Résumé

La FAO a publié un visuel résumant les principaux chiffres de production et de consommation.

Bibliographie

Euractiv18 juillet 2018https://www.euractiv.fr/section/climat/news/le-lait-et-la-viande-seront-les-plus-grands-pollueurs-dici-2050/Le lait et la viande seront les plus grands pollueurs d’ici 2050
Le Journal de l'environnement18 juin 2018http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-biodiversite-de-nouvelle-aquitaine-malade-de-l-agriculture-intensive,92260La biodiversité de Nouvelle-Aquitaine, malade de l'agriculture intensive
L'Usine Nouvelle08 mai 2018https://www.usinenouvelle.com/article/les-pays-consommateurs-de-viande-ont-la-plus-forte-empreinte-carbone.N689539Les pays consommateurs de viande ont la plus forte empreinte carbone
Medscape17 avril 2018https://francais.medscape.com/voirarticle/3604063?nlid=121883_2401&src=WNL_mdplsnews_180418_MSCPEDIT_FR&uac=285680MJ&faf=1Beurre ou huile d'olive, un impact opposé sur la mortalité
Le Monde26 mars 2018http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/26/la-deforestation-de-l-amerique-du-sud-nourrit-les-elevages-europeens_5276289_3244.html La déforestation de l’Amérique du Sud nourrit les élevages européens

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